Remaniement en France: Gabriel Attal remplace Pap Ndiaye à l’Éducation, Marlène Schiappa partante – Base Cote Media

Remaniement en France: Gabriel Attal remplace Pap Ndiaye à l’Éducation, Marlène Schiappa partante

Au terme de longues tractations entre Emmanuel Macron et Elisabeth Borne, l’Élysée doit annoncer ce jeudi après-midi les « ajustements » de l’équipe gouvernementale. Des sources au sein de la majorité ont donné des noms de prochains membres du gouvernement.

D’abord attendu mercredi, ce remaniement planait sur le camp présidentiel depuis plusieurs semaines. Le casting s’est précisé avant même l’annonce formelle, qui sera suivi vendredi matin par un Conseil des ministres. À la rentrée, ce nouveau gouvernement devra relever les défis assignés par le président autour de l’écologie, l’immigration et la réponse aux émeutes consécutives à la mort de Nahel, à Nanterre, en banlieue parisienne.

Gabriel Attal, 34 ans, va succéder à Pap Ndiaye à la tête du ministère de l’Éducation nationale, ont indiqué jeudi plusieurs sources de la majorité présidentielle à l’AFP. Gabriel Attal, jusqu’alors ministre délégué aux Comptes publics, deviendra le plus jeune titulaire de ce poste, plus gros budget de l’État, sous la Ve République. En remplacement de Gabriel Attal, le député Renaissance Thomas Cazenave va être nommé ministre des Comptes publics.

De son côté, Aurélien Rousseau, ancien directeur de cabinet d’Élisabeth Borne à Matignon, va être nommé ministre de la Santé en remplacement de François Braun, selon l’AFP, citant des sources proches du dossier, confirmant une information de BFMTV.

Le changement à la tête de ces deux ministères clés, sur des dossiers prioritaires du second quinquennat d’Emmanuel Macron, semblent indiquer que la Première ministre, Élisabeth Borne, a réussi en partie son pari. Ministres et conseillers décrivaient depuis lundi une bataille feutrée entre la cheffe du gouvernement, qui espérait renouveler au moins ces deux postes pour asseoir son autorité, et le président de la République qui, lui, ne voulait qu’un remaniement marginal.

Aurore Bergé au ministère des Solidarités

Dans les autres noms donnés avant l’annonce officielle, il y a notamment la présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée, Aurore Bergé, remplacera Jean-Christophe Combe à la tête du ministère des Solidarités, ont aussi déclaré à l’AFP des sources de la majorité. Issue des rangs de la droite, Aurore Bergé, 36 ans, s’est imposée dans la Macronie lors de son élection comme députée dans les Yvelines en 2017.

La secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale et solidaire, Marlène Schiappa, épinglée pour sa gestion du Fonds Marianne, va quitter le gouvernement d’Elisabeth Borne, a annoncé vendredi une source proche du dossier. Les informations récurrentes sur son départ sont « exactes », a confirmé cette source. Marlène Schiappa a aussi fait couler beaucoup d’encre en s’affichant en couverture du magazine Playboy, une initiative alors qualifiée de « pas du tout appropriée » par la Première ministre.

Une proche d’Emmanuel Macron à la Ville

Le député MoDem Philippe Vigier va être nommé ministre des Outre-mer à la place de Jean-François Carenco, un choix déjà critiqué par des élus ultramarins. Âgé de 65 ans, ce docteur en pharmacie et biologiste de profession, député depuis 2007, n’est pas spécialiste des outre-mer et sa nomination est « un très mauvais signal » regrette le député de Guyane Davy Rimane (groupe GDR, à majorité communiste), président de la délégation aux Outre-mer.

Le maire divers gauche de Dunkerque Patrice Vergriete va être nommé ministre du Logement et la députée Renaissance de Marseille Sabrina Agresti-Roubache, proche du couple Macron, va être chargée de la Ville. Sabrina Agresti-Roubache, élue dans la première circonscription des Bouches-du-Rhône, avait fait son entrée en juin 2022 à l’Assemblée nationale. Elle a été omniprésente lors du dernier séjour du chef de l’État à Marseille fin juin. Ces dossiers étaient jusqu’ici gérés par un seul ministre délégué, Olivier Klein.

Dîner à l’Élysée, apéritif pour marquer la fin d’une session parlementaire particulièrement agitée: les derniers jours ont parfois pu virer au supplice pour les ministres dans l’incertitude. « Ce ne sont jamais des moments très agréables », mais « il faut toujours les traverser avec le maximum de calme, d’esprit du collectif et de respect », a concédé Emmanuel Macron mercredi soir devant les parlementaires qui le soutiennent, réunis chez le ministre des Relations avec le Parlement, Franck Riester.

rfi