Allemagne : Le sommet de Berlin, « meilleure chance » pour lancer des pourparlers de paix sur la Libye – Base Cote Media

Allemagne : Le sommet de Berlin, « meilleure chance » pour lancer des pourparlers de paix sur la Libye

Le ministre fédéral allemand des affaires étrangères à rencontrer à Benghazi, à l’Est de la Libye, Khalifa Haftar.

Le sommet de Berlin sur la Libye, prévu dimanche, 19 janvier 2020, « représente la meilleure chance, depuis longtemps », pour lancer des « pourparlers de paix » sur ce pays, a déclaré Heiko Maas, ministre fédéral allemand des affaires étrangères. Heiko Maas a rencontré, le 16 janvier 2020, à « Benghazi », ville située à l’Est de la Libye, Khalifa Haftar, commandant en chef de « l’Armée nationale libyenne » qui avait lancé, en avril 2019, une offensive militaire pour tenter de contrôler la capitale Tripoli (Ouest).

Le chef de la diplomatie allemande a rencontré, la semaine dernière, Fayez Sarraj, chef du gouvernement libyen reconnu par l’ONU et basé à Tripoli. Selon un communiqué publié par son département, Maas a parlé avec Haftar « au nom des ministres des affaires étrangères de l’Union européenne» (UE). « Depuis des mois, nous discutons de comment stopper (en Libye, ndlr) le flux mortel d’armes et de combattants venus de l’étranger », a dit le ministre allemand, cité dans le communiqué.

« Pour parvenir à un accord sur cette question, nous avons invité tous les acteurs internationaux concernés » au sommet de Berlin, a-t-il poursuivi. « Notre message est clair : personne ne peut gagner ce conflit militairement », a souligné Heiko Maas. « Cependant, une fenêtre s’ouvre, maintenant, pour libérer le conflit des influences étrangères, ouvrant, ainsi, la voie à un processus politique et à des négociations inter-libyennes sur un ordre post-guerre sous l’égide du représentant spécial des Nations-unies Ghassan Salamé », a-t-il indiqué.

« J’espère que les parties (en conflit, ndlr) saisiront cette opportunité pour remettre l’avenir de la Libye entre les mains des Libyens. Cela exige, maintenant, la disposition à convenir à un véritable cessez-le-feu et la participation des deux parties en conflit, aux formats de dialogue proposés par l’ONU », a-t-il plaidé. « Cela n’est pas, seulement, une attente des ministres des affaires étrangères de l’UE. C’est, avant tout, dans l’intérêt du peuple libyen », a-t-il affirmé.

L’Allemagne a invité, au sommet de Berlin, 11 pays à savoir : les États-Unis d’Amérique, la Russie, la Grande Bretagne, la France, la Chine, la Turquie, l’Italie, l’Égypte, l’Algérie, les Émirats arabes unis, et le Congo, a-t-on rappelé. Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, en 2011, la Libye est livrée au chaos. Des milices et des autorités rivales, se disputent le pouvoir dans ce pays riche en réserves pétrolières.

dpa