La Guinée toujours classée 2ème avec un taux de prévalence de 96, 8%

L’humanité célèbre le 06 février de chaque année, la  journée mondiale contre les Mutilations Génitales Féminine (MGF). En République de Guinée, cette journée sera célébrée en différé compte tenu des élections communales et communautaires a indiqué le ministère de l’Action Sociale dans une déclaration rendue publique lundi, 05 février 2018.

Pour parler de cette journée dédiée à la lutte contre les MGF, nous avons tendu notre micro, au point focal MGF au ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance, M. Souleymane Camara.

Au cours de l’entretien, M. Camara  a indiqué qu’en termes de statistique,  la Guinée occupe la deuxième place  mondiale derrière  la Somalie avec une prévalence de 96,8 %,  selon  une enquêté mixte réalisée 2016.

« En 2012,  il y a eu une enquête démographique de la Santé (EDS)  qui indiquait une  prévalence de 97% donc de 2012 à 2017, il  y a eu une avancée de 0,2%  qui est encore très peu significative.  Alors que d’énormes efforts sont en train d’être faits sur le terrain.

Pour inverser cette tendance,  le ministère de l’Action  Sociale, de la promotion féminine et de l’Enfance en collaboration avec les partenaires techniques et financiers et également les partenaires sociaux notamment les ONG  nationales et internationales essai d’avoir une idée commune.

Il s’agit d’une  stratégie nationale assortie chaque trois (3) an d’un plan d’actions. Ce plan stratégique est mise en œuvre avec l’implication du ministère de la Justice, du ministère de la santé et les acteurs du terrain » a fait savoir le point focal MGF au ministère de l’Action Sociale.

Poursuivant, il a souligné  que pendant ces  dernières années,  le ministère de l’Action Sociale a pris au niveau de la législation guinéenne des textes de loi adoptés par l’Assemblée Nationale en 2016, le code pénal qui a été révisé  prend en compte la dimension des MGF.

« Aujourd’hui, il existe  une disposition du code pénal qui définie et qui interdit la pratique des MGF mais avant ça il y a eu des arrêtés ministériels d’application au niveau des départements sectoriels.

Au niveau du  ministère de la santé,  la pratique médicalisée est interdite aux professionnels de santé, au niveau du système éducatif, nous sommes parvenus à intégré l’enseignement  des MGF à travers des modules conçus dans les programmes des écoles.

Egalement dans les 7 écoles communautaires   de la santé plus l’école nationale  de santé de Kindia   qui a commencé  depuis 2011.

Ces  élèves et apprenants au niveau de ces écoles apprennent l’éducation, les programmes sur les questions des MGF.

Nous avons visé spécifiquement ces écoles de santé parce qu’on a compris que  officiellement 30%  des cas de MGF sont réalisés par des professionnels de santé mais il faut reconnaitre même dans les communautés à la base, on a tendance à recourir aux agents de santé.

A coté de cela, il faut noter les campagnes de sensibilisation notamment les ‘’ vacances scolaires  sans excision ‘’ qu’on organise chaque année, pendant 3 mois  depuis 2014.

Les activités de ladite campagne sont réalisées avec l’implication des leaders religieux et communautaires, les ONG locales et les masses médias » a-t-il précisé.

Fatima Chérif

 

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