Afrique du Sud : les parlementaires rejettent la nouvelle motion de défiance contre Jacob Zuma

Ce mardi, 198 parlementaires sud-africains ont renouvelé leur confiance à Jacob Zuma, tandis que 177 d’entre eux ont voté en faveur de la motion de défiance visant le président. Celui-ci est donc maintenu dans ses fonctions, malgré les lourdes accusations de corruption qui pèsent sur ses épaules.

Sur 384 votants, 198 parlementaires se sont exprimés contre la démission du président Jacob Zuma, 177 ont voté pour et neuf se sont abstenus. Le vote de la motion de défiance avait débuté aux environs de 14h dans une ambiance houleuse au Parlement du Cap. C’était la première fois que les parlementaires avaient la possibilité de voter à bulletin secret une motion de défiance visant le chef de l’État. L’opposition réclamait vivement cette modalité, en espérant ainsi récupérer des voix au sein de l’ANC, le parti de Jacob Zuma. Une demande satisfaite lundi 7 août, à la surprise générale, par la présidente du Parlement, pourtant réputée proche du clan Zuma.

Des accusations de corruption

Pour faire tomber le président Zuma, l’opposition avait besoin d’au moins 50 voix parmi les députés de l’ANC – qui totalisent 249 députés sur un total de 400 au Parlement. Pour cela, elle comptait s’appuyer sur la fronde  naissante au sein du parti, après l’avalanche de révélations autour des liens troubles entretenus par le clan présidentiel avec la famille Gupta.

Des critiques nourries par le limogeage fin mars du très respecté ministre des Finances Pravin Gordhan, qui s’était montré intraitable sur la corruption. Les vétérans de l’ANC, qui avaient combattu l’apartheid aux côtés de Nelson Mandela, s’étaient également fendu d’un communiqué, dans lequel ils dénonçaient un « gouvernement de criminels ».

Jeune Afrique