Etats-Unis: Donald Trump rend la presse responsable de ses problèmes.

L’exercice a commencé par une longue déclaration qui ressemblait aux discours de campagne de Donald Trump, mais sans le public enthousiaste pour applaudir. La conférence de presse que le président américain a donnée ce jeudi 16 février s’est terminée dans une sorte de règlement de comptes avec les journalistes.

Ce 16 février lors d’une conférence de presse, le président des États-Unis a fait la liste de ses réussites, depuis son arrivée à la Maison Blanche. « J’ai hérité d’une situation de désordre total laissée par mon prédécesseur », a répété Donald Trump à plusieurs reprises. « Mais jamais personne n’a obtenu autant de succès en si peu de temps et je m’adresse au peuple américain directement car les journalistes sont des menteurs », a-t-il ajouté.

Les journalistes sont d’ailleurs, d’après le président, responsables de presque tous les problèmes, aidés par les juges. Si la réconciliation avec Moscou n’a pas lieu, ce sera de la faute de la presse. Si le décret sur l’immigration est bloqué, c’est à cause d’une mauvaise décision de justice.

Nouveau texte anti-immigration la semaine prochaine

Sur les dossiers en cours, peu d’informations tangibles ont été données sur les dossiers en cours. Sur la Russie, le président Trump affirme n’avoir jamais eu aucun contact avec Moscou et assure n’avoir aucun intérêt dans ce pays. Sur le décret anti-immigration, « nous aurons un nouveau texte la semaine prochaine, un texte qui va s’adapter, sur mesure, aux exigences de la justice ».

 Difficile de savoir quel était l’objectif de cette conférence de presse : dénigrer la presse, mais aussi exprimer un malaise personnel. Donald Trump semble découvrir que l’exercice du pouvoir est plus compliqué que prévu. Avec une phrase aussitôt relevée par les journalistes sur la Russie : les fuites sont vraies, mais leurs articles sont faux. « La malhonnêteté de la presse est hors de contrôle, je sens de la haine, a déclaré Donald Trump, niant l’évidence et les fuites, provenant de son équipe. J’ai gagné, j’ai gagné. Et mon équipe est une machine qui roule parfaitement ».

Les journalistes américains ne désarment pas, les questions précisent se succèdent, le président américain perd patience. Donald Trump « veut un reporter amical ». Le conseiller désigne un journaliste, qui pose en effet une question sur la réouverture du musée de la Maison Blanche. Donald Trump est satisfait : après plus d’une heure d’un exercice surréaliste, la conférence de presse peut s’achever.

Rfi

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