Turquie: le tueur du Nouvel An arrêté à Istanbul

La police turque a arrêté lundi soir à Istanbul un homme suspecté d’avoir tué 39 personnes dans une discothèque de la ville la nuit du Nouvel An. Abdulkadir Masharipov, auteur présumé de ce massacre revendiqué par le groupe Etat islamique (EI), a été retrouvé avec son fils de 4 ans, dans un appartement du quartier stambouliote d’Esenyurt, au cours d’une opération policière.

Avec notre correspondant à IstanbulAlexandre Billette

La presse turque a rapidement diffusé les photos du suspect principal ; celles d’un homme confus, la chemise ensanglantée, le visage tuméfié, interpellé lundi soir dans un quartier de l’ouest d’Istanbul, alors qu’il était également avec son fils de 4 ans. Les médias annoncent ce mardi que la femme du tireur présumée avait été identifiée et arrêtée il y a moins d’une semaine.

La traque, elle, aura duré un peu plus de deux semaines. Plus de 1 000 policiers et enquêteurs étaient sur les traces du tueur de la discothèque Reina. Quatre opérations avaient été menées dans des appartements d’Istanbul, sans succès jusque-là. Les forces de l’ordre ont attendu cinq jours pour pouvoir identifier d’éventuels complices. Quatre autres personnes, dont trois femmes, ont été arrêtées sur place lundi soir.

Premier procès devant un tribunal pour un terroriste présumé de l’EI en Turquie

Abdulkadir Masharipov est un ressortissant ouzbek. Selon plusieurs médias turcs, c’est une autre opération menée dimanche qui a permis son arrestation, dans un appartement qui aurait dû servir de cache pour le tireur, mais qu’il n’a pas pu utiliser en raison de la traque. Les arrestations confirment la piste qui avait été évoquée depuis l’attaque de la discothèque, celle d’une cellule du groupe EI originaire d’Asie centrale.

La police a aussi annoncé une série d’opérations, toujours la nuit dernière, dans au moins cinq villes de Turquie, et la mise en garde à vue d’au moins cinq partisans présumés de l’EI directement liés au suspect. Ce dernier vient d’être conduit au sein d’un hôpital pour un examen de santé. C’est la première fois en Turquie que l’auteur présumé d’un attentat attribué à l’EI est arrêté vivant et peut donc être jugé.

Rfi