Guinée : Moustapha Fofana, président de la communauté de la Basse Côte de New York parle de projets réalisés par son organisation.

 En séjours au pays depuis 2 semaines, le président de la communauté de la Basse Côte de New York, Moustapha Fofana nous a accordé une interview ce samedi, 10 septembre à Conakry. Dans cette interview, il a d’abord présenté cette organisation de guinéens de l’étrangers, avant de parler les projets réalisés. Lisez cette interview.

 

Bcmedia.org : Bonjour monsieur, présentez-vous s’il vous plait ?
Bonjour monsieur le journaliste, mon nom est Moustapha Fofana, je suis le président de la communauté de la Basse Côte de New York.
Bcmedia.org : Dites-nous depuis combien de temps l’organisation de la communauté de la Basse Côte de New York a été créée ?
La Communauté de la Basse Côte de New York a été créée depuis 1994, donc son existence fait maintenant depuis plus de 26 ans. Elle est la mère de toutes les associations communautaire de la Basse Guinée à New York.
Bcmedia.org : Vous, depuis combien de temps vous êtes à la tête de cette communauté ?
Ça fait 2 ans que je suis président de cette grande organisation. J’ai été mandaté pour 2 ans, renouvelable pour une seule fois et j’ai été vice-président pendant 4 ans.
Bcmedia.org : Quels sont les objectifs de l’organisation de la Basse Côte de New York ?
Vous savez que la Basse Côte non seulement c’est une communauté démocratique, donc nos objectifs sont entre autres : Entre aide de tous les ressortissants guinéens résidants aux USA  à travers des affaires sociales (Mariage, baptême, décès etc.) ; venir au secours en difficultés dans notre pays natal, accompagner l’Etat guinéen pour le développement de notre pays et tant d’autre.
Bcmedia.org : A part les affaires sociales, dites-nous quelles sont vos réalisations à New York, ainsi qu’en Guinée ?
Il y a beaucoup de projets que nous avons réalisés en Guinée et aux Etats Unis. Comme je vous ai dis au début, l’organisation de la Basse Côte de New York existe depuis 26 ans. Elle a été créée par nos sages, nos doyens, d’autres sont jusqu’à présent avec nous et d’autres ont été appelés par Allah, que leurs âmes reposes à paix et certains se sont déplacés. Au début, c’était une simple organisation de domicile à domicile, mais aujourd’hui, nous avons un siège. Il y a trois (3) ans de cela, notre mosquée a été brûlée. Et quand la mosquée a été brûlée, nous avions fait la campagne de mobilisation de fonds, à l’époque j’étais le vice-président. Et avec cette campagne, tous les guinéens, je dis bien tous les guinéens, pas seulement les ressortissants de la Basse Côte, mais tous les guinéens de Fouta, de la Haute Guinée et de la Guinée forestière, on s’est donné la main à fin de trouver un lieu saint (la mosquée) pour rendre à un hommage mérité à Allah. Et aujourd’hui, Dieu merci nous avons une grande mosquée et elle se trouve à la 135ième suite halerme et sur 8ième avenue. C’est l’un des plus grands projets de la mandature. C’est pour vous dire qu’aux Etats Unis, nous n’avions pas de problème, les guinéens, nous vivons labà en famille. Il n’y a pas de Peul, il n’y a pas de Malenké, ni de Soussou. S’il y a un problème qui est pose sur la table au sein de la communauté de Fouta ou de Mandé, nous sommes toujours interpellé de leurs assisté. Nous avons mis en place à New York une radio, la Basse Côte Internationale, elle est très connue par la communauté guinéenne de l’étranger sur le plan national et internationale. Quand je parle sur le plan national, je veux parler de New York et international, car elle est écoutée aujourd’hui partout dans le monde à travers de la nouvelle technologie de communication et d’information, nous avons aussi crée un site d’information « bcmedia.org », donc à travers ce site, vous pouvez aussi écouter la radio Basse Côte Internationale. Je vous dis, beaucoup de guinéens participes aux émissions de cette radio à travers le monde, car on nous appelle de l’Allemagne, de la China, de la France etc. C’est une radio de diversité, de la démocratie et nous collaborons même avec certains journalistes guinéens qui nous envoi les audio sur de tous les grands événements qui se passent en Guinée, de fois nous diffusons ces audio, avant même certaines radios de la Guinée. Donc je profite de cette occasion pour remercier toutes les personnes qui se battent pour faire fonctionnement et pour la réussite de cette grande radio, je veux parler de David Touré DG de la radio, Mm Camara organisatrice ; Morlaye Fotté, Alpha Paykoun ; Diaby Aboubacar et tous les autres, je ne peux pas citer tout le monde. L’Année passée aussi j’étais en Guinée, j’ai été mandaté par la communauté, de venir faire un don aux aveugles. Comme je vous ai dis, nous collaborons avec certains journalistes, tels que les jeunes qui animent l’émission Bountoungni de la Radio Continentale, et à travers l’un des numéros de Bountoungni, nous avions écouté les difficultés de ces aveugles et la radio Basse Côte Internationale a fait une mobilisation de fond avec contribution de tous les fils et filles de la Guinée aux Etats Unis et l’an dernier, je suis venu en Guinée pour la remise de ce don.
Bcmedi.org : vous êtes en séjours au pays, il y a de 2 semaines de cela, dites-nous comment vous trouver votre pays natal ?
La Guinée est un pays en chantier et c’est le seul pays qui nous unis, donc ce ne sont pas des étrangers qui viendront pour faire développer notre pays, c’est nous les guinéens. Donc il faut qu’on se batte pour faire avancer pour pays.
Bcmedia.org : Quel conseil avez-vous à donner à la jeunesse guinéenne, qui aujourd’hui pense que la meilleure vie, c’est en Europe et en Amérique ?
C’est très difficile pour que les guinéens comprennent, parce que quand je parle, ils vont dire que lui, ils sont labà, mais ils ne viennent pas parce que ça ne va pas. Alors que moment où je quittais, c’était pour aller trouver le bonheur, mais ce n’est pas du tout facile, surtout avec ceux qui ont des enfants labà. C’est ici en Guinée, il y a la meilleure vie, en Europe et en Amérique c’est seulement le travail. Donc il faut que les jeunes comprennent que l’immigration clandestine est très, très dangereuse. Au Etats Unis, il y a des guinéens qui ont fait plus de 30 ans, mais jusqu’à présent, ils ne peuvent pas revenir en Guinée, il y a certains qui mangent dans les poubelles. Donc la vie de l’étranger n’est pas du tout facile.
Hassane Housseïne

1 Comment on "Guinée : Moustapha Fofana, président de la communauté de la Basse Côte de New York parle de projets réalisés par son organisation."

  1. Une belle prestation de M.Fofana , President de l’Association de la Basse Cote de New York . Egalement une belle initiative de faire connaitre de plus nos associations communautaires a travers les medias.
    Chapeau a votre a l’equipe du site !

Comments are closed.