Guinée : « La politique c’est un combat d’idée et non la violence» dixit Marie Kenneth GUILAVOGUI.

Dans son souci de promouvoir la paix en Guinée, la quiétude sociale et l’unité nationale, mais aussi d’accompagner le président de la République, le professeur Alpha CONDE dans son élan du changement. L’ancien préfet de la régionale de Faranah, directrice de Campagne du RPG Arc-en-ciel pendant les élections législatives, et actuelle conseillère à la présidence, Madame Marie Kenneth GUILAVOGUI, a accordé un entretien à votre site d’information générales bcmedia.org sur l’actualité nationale.  

Bcmedia.org : Aujourd’hui en Guinée, l’actualité est dominée par la manifestation annoncée par l’opposition républicaine. Quel appel aviez-vous à lancer à l’endroit du peuple de Guinée et surtout aux militants du RPG ?

Pour ma part, c’est de demander au peuple de Guinée de dire aux leaders politiques de  s’abstenir aux manifestations de rue. Ceux, par rapport aux résultats catastrophiques des précédentes manifestations que nous avions  témoigné tous. Donc je crois que le moment est très mal indiqué pour faire empêcher les populations d’aller à la recherche de leur quotidien. Sortir dans la rue c’est de créer de problèmes aux différentes familles guinéennes. Je dirai aux guinéens et militants du RPG-arc-en-ciel de  rester mobilisé derrière, le prof Alpha Condé, notre président, car il n’a jamais prôné la violence au sein de son parti. La politique c’est un combat d’idée et non la violence. Il faut se battre derrière un projet de société.

Bcmedia.org : L’insécurité est devenue de nos jours un problème inquiétant pour les citoyens de Conakry. Selon vous quelles sont les causes réelles de ce problème d’insécurité?

Vous savez, certaines zones de Conakry sont connues par la violence et par l’insécurité telle que l’axe Hamdallaye-Bambéto-Cosa, disons la route de Prince. Cet axe est devenu une véritable zone d’insécurité. Il suffit seulement de parler de manifestation pour voir réellement ce qui se passe sur cet axe comme l’insécurité. Aujourd’hui la majeure partie de ceux qui ont construits sur cet axe, veulent vraiment quitter, car à chaque qu’il y a  manifestation, les gens perdent leurs vie, d’autres leurs bien et surtout les véhicules de l’Etat et les bus sont saccagés. Donc je pense que c’est à l’Etat de prendre ses responsabilités en faisant respecter la loi sans parti pris.

Bcmedia.org : Que pensez-vous de la campagne d’assainissement que Hadja Halimatou Dalein en train de mener à Conakry dans ces derniers temps ?

Pour moi c’est éphémère. Je pense que vaut mieux d’aller faire des auprès des citoyens ne déposent les ordures dans les rues. Surtout la zone hamdallaye-bambéto-cosa, c’est pire, les citoyens déposent les ordures dans la rue et dans les caniveaux. Mais en Guinée comme nous sommes dans un pays où chacun aime se faire voir. Sinon, c’est un problème de citoyenneté, on doit avoir la culture d’assainir chez nous.

Bcmedia.org : La recrudescence des violences faites  aux femmes est devenue courante en Guinée et plus particulièrement à Conakry qu’en pensez-vous ?

Chacun de nous doit se battre contre ce problème, mais l’Etat doit sanctionner les auteurs de cette pratique. La ministre de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance est à pied d’œuvre pour renverser la tendance en Guinée. Donc, chacun de nous doit dénoncer, doit refuser les négociations par ce que plus souvent c’est la négociation et on laisse passer le problème sans sanctionner les auteurs.

Fodé SOUMAH pour bcmedia.org

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