Guinée, la journée internationale de soutien aux victimes de la torture célébrée en différé.

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Le gouvernement guinéen, en collaboration avec le Haut-Commissariat aux droits de l’homme a célébrée la journée internationale de soutien aux victimes de la torture ce 27, juin 2016 sur le thème : « Vers une incriminalisation de la torture en Droit pénal guinéen ; Un enjeu majeur de la réforme du secteur de la sécurité et de la justice en Guinée ».  A cette occasion, un atelier de 2 jours a été organisé pour l’information, la sensibilisation et le plaidoyer à Conakry. Les participants viennent des forces de défense et sécurité, des organisations de défense de droit de l’homme en guinée et de la société civile.

Dans son intervention, la représentante  du système des Nations Unies en Guinée,  Serefine wakana a au nom du secrétaire général des Nations Unies indiqué : «Partout dans le monde, dans toutes les régions des hommes ,des femmes et des enfants continuent d’être torturés par des acteurs  non étatiques ou  dans le cadre de la politique de tel ou tel  Etat .Bien qu’elle soit absolument interdite par le droit international ,cette pratique reste très répandue et, plus  inquiétante encore ,elle est de plus en plus tolérée ». Selon elle, le droit est très clair et la torture ne doit jamais être utilisée, quels que soient le moment ou les circonstances, y compris pendant un conflit ou lorsque la sécurité nationale est menacée. Elle a rappelé que la convention contre la torture a été ratifiée à ce jour par 159 Etats membres de l’ONU et chaque  Etat membre doit veiller à ce que les victimes d’actes de torture relevant de leur juridiction obtiennent réparation.

« Le Fonds a besoin au moins de 12 millions de dollars en contributions  volontaires annuelles. Nous demandons aux Etats de se placer du côté des victimes en soutenant le Fonds et de continuer à combattre ardemment la torture et l’impunité Aider les victimes et mettre fin à chaque pratique criminelle va dans l’intérêt de la société tout entière et présage avenir offrant à chacun sûreté et dignité » a-t-elle souligné.

De son côté, Louis Marie Bouaka, représentant  paysdu  Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme affirme que les victimes de torture se retrouvent dans les différents milieux de la société. « La convention contre la torture et autre traitements cruels, inhumains ou dégradants est entrée en vigueur il  y a cela vingt-neuf ans .Aujourd’hui, elle est ratifiée par 159 Etats » a-t-il ajouté.

Pour représentant du gouvernement,  Me Cheick Sacko,  ministre de la justice, l’Etat a trois  obligations : la première est de s’abstenir à ne pas torturer, comme indique la disposition 232, suivant le code pénal révisé  à l’Assemblée qui   définit et  condamne sévèrement la torture et autres  peines factuelles  inhumains et dégradant, la deuxième obligation ,c’est une obligation  de protection  et d’intervention positive ; C’est-à-dire  protéger les citoyens contre les actes de torture commis par les agents  publics et de toute autre  personne   agissant  à titre officiel cela aussi est clairement définit dans  le nouveaux code pénale révisé  dans  son article 233 et la troisième obligation c’est l’obligation de réalisation ; c’est- à dire aménager les conditions  qui peuvent favoriser  l’exercice de droit garanti.

Hassane Housseïn 621 222 762